déc 21

SOS racisme lance une pétition pour réclamer l’abandon du débat sur l’identité nationale lancé par le Ministère de l’Immigration et de l’Identité Nationale, débat qui est prévu pour courir jusqu’au 4 février.

En voici le texte de la pétition :

Arrêtez ce débat, Monsieur le Président !

Depuis le 2 novembre 2009, la France a été entraînée, malgré elle, dans les tourments d’un débat sur l’identité nationale. De nombreuses voix s’étaient pourtant élevées pour avertir que le lien posé d’emblée entre l’immigration et l’identité nationale était de nature à libérer une parole au « mieux » stigmatisante, au pire raciste.

Malheureusement, ces prédictions apparaissent aujourd’hui se situer bien en-deçà d’une réalité inquiétante et nauséabonde. En effet, depuis plusieurs semaines, les débats sur l’identité nationale sont apparus comme des espaces de libération d’une parole raciste, prompte à remettre en cause, de façon insidieuse ou explicite, la légitimité de la présence sur le sol national de catégories entières de la population.

Un nombre substantiel de réunions nous font honte tant les propos qui y sont tenus heurtent nos consciences de républicains et de démocrates, attachés aux valeurs du vivre ensemble. Propos violents envers les immigrés et leurs enfants, vision caricaturale des « jeunes de banlieue », obsession autour de la figure du musulman comme euphémisation d’un racisme anti-arabe qui n’ose plus s’exprimer en ces termes : voilà quelles semblent être les principales réflexions qui émergent des réunions tenues sur le territoire.

Pire, des responsables politiques de premier plan ont cédé au tropisme de la stigmatisation. Ainsi, il y a quelques jours, une Ministre de la République, Nadine Morano, livrait en creux sa vision du musulman, essentialisé dans la position de celui qui refuse de s’intégrer à la Nation, fût-il français.

La technique consistant, face aux tollés soulevés par de tels propos, à expliquer que ces derniers ont été mal compris ne doit pas faire illusion. La preuve n’est plus à faire que le débat sur l’identité nationale, bien loin de renforcer l’adhésion aux valeurs de la République, est un facteur de haine et de désunion, là où notre pays devrait s’atteler à cultiver le vivre ensemble. Un vivre ensemble trop fragile pour qu’il soit affaibli à travers un débat qui, posé en ces termes, ne pouvait finalement rien produire d’autre.

Face à cette réalité qu’il est inutile de vouloir camoufler, il est tout aussi inutile de sortir la carte du « peuple dont l’expression est légitime ». Car, dans notre pays comme dans toutes les grandes démocraties, le racisme n’est pas une opinion, c’est un délit. À cet égard, les propos racistes tenus dans des réunions organisées par les préfectures sont d’autant plus graves que l’Etat vient apposer sa légitimité à l’expression de pensées qui n’ont pas lieu d’être dans l’espace public.

C’est pourquoi nous vous demandons, Monsieur le Président de la République, de mettre un terme à ces réunions, sans quoi la République française que vous représentez aura fait le choix de laisser se tenir en son sein et avec son assentiment un débat de nature à briser durablement les fondements de notre vivre ensemble.

La pétition est à signer sur le site arrêter ce débat

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oct 01

Les personnels du collège Reynerie
1 rue de Kiev –BP 1136 -
31036 Toulouse Cedex
Toulouse le 24/09/09

Objet : fermeture du collège Reynerie : droit de réponse des personnels

Depuis la rentrée, plusieurs articles ou reportages dans les médias locaux (Dépêche du Midi, France 3…) ont abordé les conséquences de l’assouplissement de la carte scolaire pour les collèges « Ambition Réussite » et posé la question de la possible fermeture du collège Reynerie. En tant que personnels de ce collège, nous demandons un droit de réponse.

  • L’assouplissement de la carte scolaire est présenté comme une liberté de choix laissée aux familles. Or, il est évident que cette « liberté » a des limites, la première étant celle des capacités d’accueil des établissements les plus demandés, souvent situés en centre ville. A qui fera-t-on croire qu’ils accueilleront sans sélection tous les élèves qui en feront la demande ? Conséquences de cette situation : une sélection accrue dans les établissements de centre ville, une ghettoïsation des collèges des quartiers populaires et une saturation des établissements situés entre ces deux zones géographiques.
  • Sur la question des moyens supplémentaires accordés aux établissements situés en ZEP (Zone d’Education Prioritaire), Monsieur Baglan, Inspecteur d’Académie, déclare dans La Dépêche du Midi du 14 septembre : « Les collèges Ambition Réussite conservent des moyens identiques, malgré une moyenne descendue à 17 élèves par classe » ; même déclaration le lendemain sur France 3. Faut-il en conclure que l’Education Prioritaire coûterait trop cher ? Nous réaffirmons quant à nous la nécessité de « donner plus à ceux qui ont moins ». Dans les établissements « Ambition Réussite », les élèves sont majoritairement issus de catégories socioprofessionnelles défavorisées. La crise économique et sociale actuelle n’arrange rien… Dans ce contexte, l’égalité des chances, si tant est qu’elle soit réalisable, reste à construire. En revanche, en tant que personnels du service public d’Education Nationale, nous réaffirmons notre attachement à l’égalité d’un même droit à l’Education pour tous. A la Reynerie, comme au centre ville, nos objectifs sont les mêmes : enseigner, accompagner nos élèves dans la voie qu’ils choisissent et tout faire pour qu’ils réussissent.
  • La rumeur de fermeture du collège qui revient régulièrement est insupportable. Nous n’avons pas besoin de cette épée de Damoclès au-dessus de nos têtes ! Nous désapprouvons les déclarations de certains chefs d’établissement voisins du nôtre, qui se demandent « s’il n’y a pas un collège de trop dans cette zone ?» ! Nous ne tomberons pas dans le piège de la concurrence entre établissements. Nos élèves sont les mêmes ; nos objectifs aussi ! Nous travaillons avec les associations du quartier et de nombreux partenaires dans le cadre de projets reconduits chaque année (musique, sport, sciences, théâtre…). Des dispositifs d’aide et de suivi pour les élèves en grande difficulté existent depuis plusieurs années (LATI, DRI, DIMA…) ainsi que des parcours d’excellence. Tout ceci ne se construit pas sur une seule année scolaire. Nous avons besoin de temps, de confiance et de sérénité pour progresser avec nos élèves. Nous sommes fiers d’eux, de leur travail, de leur investissement et de leurs résultats (72,7% de réussite au Brevet en juin dernier, 20% de plus qu’en 2007). Comme eux, nous sommes attachés au collège Reynerie et à ses valeurs, heureux de les y retrouver chaque jour et d’y croiser souvent des anciens qui reviennent nous voir ! Nombreux sont ceux qui réussissent dans leurs projets, aussi divers soient-ils.
  • Enfin, que deviendra le quartier de la Reynerie si on le prive peu à peu de tout ce qui crée du lien social ? Ses habitants ont besoin, comme nous tous, d’enseignants, d’éducateurs, d’animateurs, d’une vie associative, sociale et culturelle riche d’échanges et de rencontres et d’une présence de tous les services publics. M. Baglan affirme que ce sont les parents qui veulent fermer le collège. Nous pensons quant à nous que si cette volonté existe, elle émane de nos responsables politiques qui réduisent de plus en plus l’acte d’enseigner à des notions de gestion, de coûts, voire de rentabilité !

Nous demandons aux destinataires de cette lettre de la diffuser en tant que droit de réponse et sollicitons la venue de M. Baglan dans notre établissement pour avoir des réponses claires concernant l’avenir du collège.

Les personnels du collège Reynerie

Courrier adressé aux médias ; aux représentants de notre ministre dans l’Académie (Recteur et IA) et aux chefs d’établissements voisins du nôtre ; aux représentants des collectivités territoriales (Conseil Général et municipalité) ; à nos collègues de Bellefontaine, Stendhal, Georges Sand et Lalande, ainsi qu’aux écoles primaires du quartier ; aux parents d’élèves, aux syndicats enseignants, aux associations et partenaires de tous nos projets…

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août 14

Juste un hommage, souvenir et souvenir(s)
3 jours de musique, de folies, de joies, de tendresses, de rêves, d’utopies, de partages…

woodstock, 40 years after

woodstock, 40 years after

Le retour à la vie fut dur et sans doute cruel pour la plupart … mais ce fut tout de même une expérience inoubliable et la jeunesse de l’époque vivait dans l’insouciance, sans violence.
Et c’est rien que pour cela que vive Woodstock!!!

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juil 22

Un appel à la libération de Clotilde Reiss, la jeune Française détenue en Iran depuis le 1er juillet, a été lancé par une cinquantaine d’universitaires spécialistes de l’Iran ou du monde persan, selon Le Figaro qui publie le texte mercredi.

Les signataires «étudiants, doctorants et professeurs familiers de l’Iran» expriment leur profonde inquiétude suite à l’arrestation de Clotilde Reiss, leur «amie et collègue détenue depuis le 1er juillet à la prison d’Evin (Téhéran)», et appellent à sa «libération».

Clotilde Reiss a consacré l’entièreté de son parcours académique à l’étude de la langue persane et de la culture iranienne, c’est la raison pour laquelle elle a accepté – quoi de plus banal – le poste de lectrice que lui avait proposé l’université d’Ispahan.
Emprisonner une étudiante parce qu’elle cherche à comprendre l’Iran et la culture iranienne est absurde et va à l’encontre de l’entente mutuelle, du respect des peuples et de la paix.

Le partage des connaissances, au-delà des frontières nationales, constitue un processus fondamental dans l’élaboration du savoir. La mobilité des étudiants et des chercheurs est garante de cette logique intellectuelle basée sur la découverte de l’autre. La coopération scientifique à un niveau international doit dès lors transcender les clivages et les crises politiques afin de répondre à cette nécessité d’échange culturel et scientifique.

Nous nous réjouissons qu’actuellement près de 2000 étudiants iraniens aient choisi la France pour poursuivre leurs études et leurs recherches dans tous les domaines, y compris en sciences sociales. Trop rares sont au contraire les étudiants et universitaires français ou non iraniens qui s’intéressent à l’Iran du passé et du présent ; le risque est de voir le pays pâtir d’une méconnaissance qui est source d’incompréhensions néfastes et de propos simplificateurs.

Nous tenons dès lors à souligner combien il est important que des étudiants et chercheurs puissent mener des études de terrain en Iran. Leur présence constitue la garantie de connaissances et de relations interculturelles solides, bénéfiques aussi bien pour le pays d’accueil que pour le pays d’origine des chercheurs. Les universitaires font un travail somme toute ordinaire mais cependant essentiel, en cherchant à connaître les cultures et les sociétés du monde.

Nous, étudiants, doctorants, chercheurs et professeurs familiers de l’Iran, tenons à exprimer notre profonde inquiétude suite à l’arrestation de Clotilde Reiss, notre amie et collègue, détenue depuis le 1er juillet 2009 à la prison d’Evin (Téhéran). Clotilde a consacré l’entièreté de son parcours académique à l’étude de la langue persane et de la culture iranienne. Son travail l’a donc naturellement amenée à séjourner en Iran afin d’y effectuer les indispensables recherches de terrain. Après avoir soutenu son mémoire de Master portant sur l’enseignement primaire de l’histoire-géographie en Iran, elle a accepté – quoi de plus banal ? – le poste de lectrice de français que lui avait proposé l’Université d’Ispahan. Emprisonner une étudiante parce qu’elle cherche à comprendre l’Iran et la culture iranienne est absurde et va à l’encontre de l’entente mutuelle, du respect des peuples et de la paix. Pour toutes ces raisons, nous appelons vivement à la libération de Clotilde Reiss.

Le texte intégral de l’appel et la liste complète des signataires se trouvent sur le site : http://soutienaclotilde.wordpress.com/

Parmi les signataires, on trouve les noms de Pierre Briant, professeur au Collège de France, Yann Richard, professeur à l’université de Paris III ou Bernard Hourcade chercheur au CNRS….

Ajoutez votre signature à cet appel en envoyant un e-mail à soutienaclotilde.signature@gmail.com en précisant votre nom complet en objet.

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juil 09

Source : http://www.libetoulouse.fr/2007/2009/07/30-stagiaires-enseignants-de-liufm-punis-pour-faits-de-contestation.html

La correction politique, ça s’apprend. En tout cas, le ministère de l’Éducation nationale s’emploie déjà à l’enseigner à Toulouse.

Trente stagiaires de l’IUFM de Haute-Garonne ne seront ainsi pas titularisés cette année pour avoir contesté les réformes Darcos en cours d’année. Le compte rendu de formation politiquement incorrect qu’ils ont pu commettre au mois d’avril se retrouvant dans leur dossier de validation, les voilà retoqués.

C’est une inspectrice générale, membre du cabinet des ministres Darcos puis Châtel qui n’a pas supporté que, même dans le strict cadre de l’IUFM, de futurs fonctionnaires contestent les dernières réformes gouvernementales. Ces affreux trublions ont eu à en répondre devant le jury académique de qualification professionnelle devant lequel ils ont été convoqués ce vendredi 3 et lundi 6 juillet.

La charge a été «sauvage», jugent-ils aujourd’hui. Le jury leur auraient reproché un manquement au devoir de réserve.

Réaction gouvernementale «inédite et exceptionnelle», commentent le Syndicat national de l’enseignement secondaire et le syndicat de l’enseignement primaire. «Le SNES et le SNUIpp ne pourraient accepter que ces collègues ne soient pas titularisés dès cette année».

«C’est fini la rigolade. Il a dû y avoir des instructions de sévérité», analyse un formateur de l’IUFM. Le ministre Luc Châtel ne semble en tout cas pas disposé à desserrer la vis que son prédécesseur Xavier Darcos a bloquée.

Une audience au rectorat et au ministère de la rue de Grenelle est demandée. Où le pari semble être fait que les vacances d’été étoufferont le bruit de ce coup de bazooka sur les rangs de la contestation.

Un tir à blanc, toutefois. La titularisation des trente stagiaires est tout simplement «ajournée». Autrement dit : soyez sages, les enfants, et si vous ne contestez pas plus avant, cette titularisation pourrait intervenir plus tard.

Une question taraude les stagiaires: quelle idée a traversé les formateurs de l’IUFM de glisser les compte rendus de leurs élèves contestant les réformes dans le dossier de validation?

Source : http://www.libetoulouse.fr/2007/2009/07/30-stagiaires-enseignants-de-liufm-punis-pour-faits-de-contestation.html

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