juin 23

Comme on dit,  MEGAFAIL pour une grande boutique en ligne.

Des SexToys dans le catalogue des jeux pour enfants, bon après tout, ce ne sont que des jouets pour enfant de grand âge.

jeux de société

 

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juin 01

Bastide, Ferdinand de Lesseps, Monge, Fermat, Bellefontaine, Negreneys, George Sand, les crayons de couleur, Borderouge, Gabriel Péri, Fourquevaux, Eugène Montel …

Ces noms sont ceux d’écoles, de collèges, de lycées de Haute Garonne, où sont scolarisés des enfants de familles sans papiers, menacées d’être expulsées du territoire français.

Ils s’appellent Ziane, Sabina, José, Hakim, Eminé. Ils vivent dans des conditions très précaires, avec l’angoisse de voir la police venir les chercher, eux et leurs parents. Leurs camarades vivent eux aussi dans l’angoisse de les voir disparaître de leurs classes du jour au lendemain.

La politique des quotas, menée par le ministère de l’immigration et de l’identité nationale, se traduit par des expulsions au mépris des droits humains les plus élémentaires.

Nous, citoyens « avec » papiers, pouvons-nous rester passifs devant le sort réserver à nos concitoyens sans papier et leurs enfants, sans y sacrifier une part de nos droits, une part de notre liberté ?

Leurs droits sont les nôtres, leur liberté est la nôtre.

Rassemblement de soutien

avec les établissements concernés et RESF

Mercredi 2 juin

Place St-Etienne à TOULOUSE

à partir de 17h30

Signatures et remise de pétitions à la Préfecture

Rejoignez le Réseau Education Sans Frontières

RESEAU EDUCATION SANS FRONTIERES 31Le Réseau Éducation Sans Frontières 31 est constitué par des organisations syndicales et associatives, des collectifs, est soutenu par des organisations politiques et regroupe des personnels de l’Éducation Nationale, des parents d’élèves, des militants et des élèves qui militent pour aider à la régularisation des jeunes sans papiers scolarisés sur l’agglomération toulousaine. Il fait partie du Réseau Éducation Sans Frontières (RESF) qui s’est crée en juin 2004 et qui regroupe des collectifs sur la France entière. Ce réseau est constitué et soutenu par une centaine d’organisations, associations, syndicats, collectifs.

http://www.truc.abri31.org/-resf31 > resf31@abri31.org

Toutes les informations sur

http://www.educationsansfrontieres.org

http://www.truc.abri31.org Reseau-Education-Sans-Frontieres

_______________________________________________

Toulouse Réseau Unitaire Citoyen http://www.truc.abri31.org

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fév 02

Une même école, partout et pour tous !!!

Le collectif d’habitants et de parents d’élèves du Mirail, « Nous voulons grandir et réussir au Mirail ! » rejoints par des personnels enseignants, se réunit régulièrement depuis plusieurs mois pour débattre et échanger sur différentes questions touchant à l’éducation des enfants du quartier :

  • Quel est le rôle de l’école ?
  • Doit-elle sélectionner les élèves dès le primaire ou permettre à tous les enfants de s’épanouir et de réaliser leurs projets ?
  • Qu’est-ce que la « réussite » ?
  • Y’a-t-il vraiment plus de mixité sociale au centre ville que dans les quartiers ?
  • Qu’entend-on par « mixité choisie » ?
  • Peut-on accepter que les enfants soient triés et sélectionnés comme des « marchandises » ?
  • Y aura-t-il bientôt des établissements scolaires réservés à « l’élite » et d’autres spécialisés pour les élèves « en difficulté » ?

C’est autour de toutes ces questions, et de toutes celles qui en découlent, que se joue aujourd’hui l’avenir des élèves.

La participation de chacun est importante : Parents, élèves, personnels des écoles et collèges, habitants du Mirail… sont appelés à venir en discuter le jeudi 4 février à 18h au Centre d’Animation Reynerie.

Le Collectif « Nous voulons grandir et réussir au Mirail ! » compte aussi sur la présence de représentants de l’Inspection Académique, du Conseil Général et de la Mairie de Toulouse.

Pour tout contact : ecole-pour-tous@orange.fr ou 06 13 06 94 62.


Paroles d’anciens élèves :

Husseim : « On ne peut pas fermer un collège dans un quartier comme celui-là, plus de 20 000 habitants…J’ai l’impression qu’ils veulent qu’on n’ait plus de souvenirs. Ils ont déjà rasé ma maternelle, maintenant le collège… »

Omar : « le collège m’a beaucoup apporté à plein de niveaux : civisme, respect, savoir, connaissance, culture générale… Le collège, tout comme mon quartier La Reynerie ont été un facteur de développement et d’épanouissement pour mes projets. Ils m’ont donné cette énergie de prouver que même dans des « marécages » on peut voir fleurir de temps en temps une jolie fleur ! »

Sabrina : « Le collège m’a fait concevoir l’école de façon différente… J’étudie aujourd’hui le droit et je suis ravie de constater que cela me plait, que je ne me suis pas trompée dans mon orientation… »

Paroles d’habitants du Mirail :

« Parents et habitants, nous insistons sur l’importance du collège pour la vie du quartier et nous tenons à rappeler que les équipes éducatives y ont amené et y amènent l’écrasante majorité des élèves à une orientation choisie et assumée, y ont formé et y forment les citoyens d’aujourd’hui et de demain ! »

Paroles de parents d’élèves :

« Dans les collèges des quartiers populaires, les enfants apprennent à vivre ensemble et se mélangent beaucoup plus. De ce point de vue, nos collèges sont des lieux de mixité.»
« Les enfants doivent aller à l’école du quartier… »
« L’école doit permettre la réussite de tous les enfants, et non les trier ! »
« Le rôle de l’école, c’est d’instruire les enfants, de les aider à prendre leur place dans la société, pas de les exclure et de les désespérer ! »
Nos collèges ne sont pas des marchés où les principaux de centre-ville viennent choisir la «marchandise», mais des lieux où les enfants apprennent et où des adultes enseignent… »

Paroles d’enseignants :

« Nous avons besoin de temps, de sérénité et de confiance pour progresser avec nos élèves »
« Nous réaffirmons, au sein de l’école publique, la nécessité de donner plus à ceux qui ont moins ! »
« Ils parlent d’égalité des chances… nous défendons l’égalité des droits ! »
« A la Reynerie, comme au centre-ville, nos objectifs sont les mêmes : enseigner, accompagner nos élèves dans la voie qu’ils choisissent et tout faire pour qu’ils réussissent »

Et…. Parole d’Inspecteur d’Académie :

« Les conditions d’études à la Reynerie sont excellentes. Un enfant a plus de chances de réussir à La Reynerie que dans les autres établissements où ils sont 30 élèves par classe »

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jan 19

Gilles Lehmann, signataire de « l’Appel des 200 maîtres », un maître d’école de Haute-Vienne a été suspendu lundi pour avoir refusé d’organiser les évaluations en CM2 telles qu’elles avaient été prévues au ministère de l’Education nationale, a-t-on appris mardi auprès de l’inspection académique.

Les quelque 790.000 élèves de CM2 sont évalués en français et mathématiques du 18 au 22 janvier, un test qui doit permettre au ministère de connaître leurs acquis, mais qui suscite des réticences chez les syndicats et chez des enseignants.

Communiqué de l’appel des 200 maîtres

Limoges sous Vichy
Les 200 maîtres signataires de l’Appel national : « Évaluations nationales : toujours sans nous » apprennent avec stupeur, lundi 18 janvier, qu’un de leur collègue de la Haute Vienne, Gilles Lehmann, a été sorti de sa classe par son IEN et par l’IA adjoint, sur ordre écrit de l’Inspecteur d’Académie, et convoqué devant une commission disciplinaire vendredi prochain. Son crime ? Avoir signé, au nom de l’intérêt de ses élèves, l’appel des 200 maitres qui invite à s’opposer au dispositif national des évaluations CM2 programmées cette semaine, avoir invité ses collègues, comme le demandent également les syndicats, à ne transmettre aucun résultat au ministère, alors qu’un proche conseiller du ministre venait d’annoncer publiquement qu’ « une réflexion pourra s’engager à partir des critiques constructives ».

Avant la pause de midi, les élèves, choqués, ont vu leur maitre partir, remplacé sur le champ par un jeune collègue de Gilles désigné par la hiérarchie !

Cet acte odieux est sans précédent depuis l’époque de Vichy. Nous interpellons le ministre de l’Éducation Nationale : l’Inspecteur d’Académie de Limoges fait du zèle dans la répression des enseignants, quitte à sortir de la légalité et à risquer une nouvelle condamnation de l’État par un Tribunal Administratif. Quand un responsable sort ainsi de la légalité et donne un image aussi insupportable de l’éducation nationale, le ministre doit le suspendre immédiatement.

Doit-on comprendre, sinon, que le ministre a décidé de sortir bientôt de leur classe manu militari les milliers d’enseignants qui, d’une façon ou d’une autre, refusent de mettre en œuvre le protocole national (au moins 30 % de la profession l’an dernier) ? Que fera-t-il pour tous ceux qui seront en grève jeudi ? Prend-il le risque d’affronter les syndicats qui, tous, ont demandé une remise à plat de ce dispositif, et appellent à ne faire remonter aucun résultat avec le logiciel ministériel. Demandera-t-il la radiation des enfants dont les parents boycotteront ses évaluations ?

Les 200 maitres se déclarent totalement solidaires de leur collègue Gilles Lehmann. Ils ne doutent pas que les organisations syndicales départementales et nationales lui apporteront leur appui pour assurer sa défense au nom de toute la profession. Ils appellent l’ensemble de leurs collègues à faire connaître leur indignation par tous les moyens qu’ils jugeront appropriés : motions, délégations, suspension des évaluations, arrêts de travail…

Contact : Sylvain Grandserre, tel : 06 19 69 45 83

Texte intégral de « l’Appel des 200 maîtres »


Au cours de l’année scolaire 2009, les évaluations nationales destinées aux élèves de CM2 et de CE1 – et voulues par le Ministre Xavier Darcos – sont arrivées dans les écoles comme s’il s’agissait des sujets du baccalauréat (documents secrets fournis la veille pour le lendemain). Rarement un dispositif aura provoqué autant de réactions négatives, chez les enseignants du premier degré comme chez les parents d’élèves, et pour cause. Il s’agissait en milieu d’année scolaire d’évaluer une année entière, qui plus est sur des nouveaux programmes récemment imposés. Plusieurs épreuves étaient inadaptées (niveau de difficulté, temps accordé). De plus le mode de correction qui n’admettait que 1 ou 0 pour évaluer rendait impossible l’analyse des raisons de l’échec d’un élève. Enfin, le risque d’une communication publique des résultats, et donc d’une mise en concurrence des écoles, était entier.

Malgré les protestations massives et argumentées des professionnels de l’Education et la non communication de 30 % des résultats de CM2, toutes les écoles de France retrouveront en janvier (CM2) et mai (CE1) prochains ces évaluations, dans l’état pédagogiquement irresponsable où elles étaient apparues, avec les mêmes aberrations, la même nuisance et les mêmes risques.

Par ailleurs, la passation des épreuves était récompensée par l’attribution d’une prime de 400 €, dont la répartition va à l’encontre du principe républicain d’égalité, générant ici ou là tensions et conflits (partage entre collègues sur un même poste, problème des remplaçants, enseignants ayant changé d’école). Tout cela s’appliquant à géométrie variable : ainsi quand certaines académies distribuent facilement la prime, d’autres ne le font qu’après total respect de la procédure. De même, au prétexte « d »un service de fonctionnaire non fait », des collègues ont perdu, en plus de la prime, une journée de salaire.

C’est donc avec un mépris affiché et infantilisant que l’administration va à nouveau réclamer la passation de ces évaluations à des enseignants qui ne seraient pourtant pas opposés à de véritables outils au service des élèves et de leurs apprentissages.

Voilà pourquoi nous invitons les maîtres et maîtresses pour lesquels le ministère réduit le service à l’obéissance et à la gestion de la pénurie (suppressions massives d’emplois, semaine de 4 jours, nouveaux programmes, aide personnalisée, fichier informatique base-élèves, fin programmée des RASED et des IUFM), ainsi que les parents d’élèves, à s’opposer à ces évaluations selon les modalités de leur choix : boycott (un élève absent invalide les évaluations), simple passation des compétences déjà travaillées, notation plus intelligente, autre usage des documents… Dans tous les cas, nous demandons à nos collègues de ne transmettre aucun résultat à l’administration ou à le faire sous des formes qu’elle ne pourrait pas exploiter. Nous invitons les conseils des maîtres à soutenir publiquement ceux d’entre eux qui, au CM2 comme au CE1, seraient conduits à agir ainsi dans l’intérêt des élèves, premières victimes de cette ineptie.

Enfin, nous appelons tous ceux – enseignants, parents, syndicats, mouvements pédagogiques, associations de l’éducation populaire, fédérations de parents d’élèves – qui se reconnaîtraient dans la justesse de cette action à rejoindre cet appel et à le diffuser largement autour d’eux dans l’intérêt et le respect de nos élèves et des valeurs qui fondent l’école de la république.

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jan 18

Beaucoup, et de plus en plus, de Français nés à l’étranger – quel que soit le pays concerné – ou de parents nés à l’étranger rencontrent des difficultés à chaque renouvellement de leur carte d’identité et, désormais, pour la délivrance d’un passeport biométrique.
Il leur faut prouver leur nationalité.
Depuis deux ou trois ans on constate le durcissement des conditions posées par l’administration pour la délivrance de ces documents.
«Les préfectures appliquent des textes qu’elles n’appliquaient pas il y a encore quelques années.»
Auparavant, il suffisait de produire les papiers périmés pour obtenir une carte d’identité ou un passeport tout neuf, «actuellement, les préfectures demandent plus ou moins systématiquement un certificat de nationalité». Ce certificat est la seule preuve formelle qu’un individu est bien français.
Mais pour l’obtenir, il lui faut remonter à la source de sa nationalité, ce qui est tout sauf une formalité….
La quasi-totalité des personnes concernées vivent cette exigence comme une humiliation et une injustice.

A l’initiative de la Ligue des Droits de l’Homme et de Daniel Karlin, documentariste, un appel a été lancé, signé par de nombreuses personnalités et publié dans Libération du 18 janvier 2010 pour dénoncer les difficultés qu’ont certains citoyens à renouveler leurs papiers d’identité.

Depuis plus de vingt ans, les différents gouvernements infligent un traitement discriminatoire aux Français nés à l’étranger, ou nés en France de parents étrangers ou devenus français par naturalisation.

À l’occasion du renouvellement de ses papiers d’identité, il est maintenant demandé systématiquement à chacun d’entre eux de faire la preuve de sa nationalité française. La situation continue de s’aggraver : d’une pratique qui se cantonnait à la carte d’identité, la délivrance du passeport fait désormais l’objet des mêmes attentions et on en arrive à l’ouverture d’un bureau spécialisé pour ces Français « différents ».

Au-delà de l’avalanche de preuves réclamées, de la difficulté de reconstituer des parcours que l’histoire de la France ou du monde a bouleversés et de la répétition stupide des mêmes demandes à chaque renouvellement, imagine-t-on ce que représente cette mise en cause directe de la personnalité de chacun et le réveil douloureux de souvenirs souvent dramatiques ?

Il y a quelque chose d’intolérable à faire ainsi de millions de Français d’origine les plus diverses des personnes suspectes a priori de fraude, puisque ce sont à elles de prouver leur nationalité et non à l’administration de démontrer une fraude ou une erreur. Cette attitude est d’autant plus vexatoire qu’en vertu de l’article 21-13 du Code Civil, la nationalité de ceux qui ont vécu en tant que Français depuis plus de dix ans ne peut plus être contestée.

Nous dénonçons une logique résultant d’une peur de l’Etranger, dont il importerait de se prémunir à toute force, y compris en suspectant des millions de Français. Et parce que nous refusons que ces situations se règlent par des passe-droits en faveur de ceux qui ont les moyens de protester contre de telles discriminations, nous exigeons que le gouvernement y mette un terme et rétablisse un traitement normal et égal pour tous de la délivrance des pièces d’identité.

Signataires :

Michèle ANDRE, vice-présidente du Sénat ; Ariane ASCARIDE, comédienne ; Gérard ASCHIERI, syndicaliste ; Jean-Christophe ATTIAS, directeur d’études à l’EPHE-Sorbonne ; Edouard BAER, comédien ; Jeanne Balibar, comédienne ; Guy Bedos, comédien ; Esther Benbassa, directrice d’études à l’EPHE-Sorbonne ; Jean-Luc BENNHAMIAS, député européen ; Matthieu BONDUELLE, secrétaire général du syndicat de la Magistrature ; Pascal BONIFACE, universitaire ; Nicole BORVO, sénatrice ; Zabou BREITMANN, comédienne ; Annick COUPE, syndicaliste ; Didier DAENINCKX, écrivain ; Jean-Michel DUCOMTE, président de la Ligue de l’Enseignement ; Jean-Pierre DUBOIS, président de la LDH ; Kamel JENDOUBI, président du Réseau euroméditerranéen des droits de l’Homme ; Marie-Pierre DE LA GONTRIE, secrétaire nationale du Parti socialiste à la justice et aux libertés publiques ; Robert GUEDIGUIAN, cinéaste ; Françoise HERITIER, professeure au Collège de France ; Jean-Claude KAUFMANN, directeur de recherche au CNRS ; Christophe HONORE, cinéaste ; Henri LECLERC, président d’honneur de la LDH ; Patrick LOZES, président du CRAN ; Daniel KARLIN, cinéaste ; Marie NDIAYE, écrivaine ; Gilles PERRAULT, écrivain ; Lydie RAPPAPORT, directrice de recherche au CNRS ; Roland RAPPAPORT, avocat au barreau de Paris ; Jean-Marc ROIRANT, secrétaire général de la Ligue de l’Enseignement ; Benjamin STORA, professeur des Universités ; Michel TUBIANA, président d’honneur de la LDH ; Marie-Christine VERGIAT, députée européenne.

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