déc 16

Reproduction d’un tract par les professeurs du Lycée Saint-Sernin, Toulouse


Des séries rééquilibrées ?

Ce que dit le ministre :

  • une série S plus scientifique
  • une série L revalorisée et plus attractive
  • une série ES stabilisée

et la réalité de la réforme :

  • série L : baisse des heures de français (2 h), plus de maths obligatoires (–2 h) (diminution horaire pour l’ensemble première + terminale)
  • série ES : baisse des heures de sciences économiques et sociales (1 h)…
  • série S : baisse des heures de sciences physiques (1h30), de maths (½ h) et d’histoire-géographie (1 h)

Une meilleure orientation ?

Ce que dit le ministre :

  • « corriger sa trajectoire » grâce aux « sas ».

et la réalité de la réforme :

  • les « sas », c’est rattraper un ou deux trimestres de cours en une semaine, pendant les vacances… de qui se moque-t-on ?

Contrairement à ce que dit le ministre, les « passerelles » ne fonctionneront que dans un sens (de S vers L) confortant la hiérarchie entre les séries.
L’orientation serait de plus en plus assurée par les professeurs (dont ce n’est pas le métier) en lieu et place des conseillers d’orientation dont c’est la spécialité, appelés eux à disparaître.

Un lycée plus personnalisé ?
Ce que dit le ministre :

  • Un accompagnement personnalisé (2h par semaine pour tous) et du tutorat (pour les élèves qui le souhaitent) : soutien, approfondissement, méthodes et orientation.

et la réalité de la réforme :

  • l’accompagnement n’aura rien de « personnalisé » : obligatoire pour tous les élèves, il sera organisé au mieux par groupes d’environ 15 élèves, aux difficultés disparates ; il sera effectué par un enseignant (ou un étudiant) qui n’aura pas forcément ces élèves en cours, donc ne les connaîtra peut-être pas, et qui n’interviendra pas nécessairement dans sa discipline. Ces 2 h viennent en substitution de ce qui existe déjà en seconde : aide individualisée en français et en maths.

Un lycée « light » dès la seconde :
en seconde :
½ h de français en moins,
½ h d’histoire-géo en moins,
½ h de sciences physiques en moins,
½ h de sciences de la vie et de la terre en moins ;

diminution de l’enseignement de détermination/exploration :
1h30 en moins par option,
la LV3 ne fait plus partie des enseignements de détermination, une seule option facultative par élève.

Des variations qui peuvent être importantes d’un lycée à l’autre :
Certains horaires ne sont plus garantis par les grilles nationales réglementaires et dépendront de la répartition faite par chaque établissement : sont concernés les dédoublements, TP et modules (travaux pratiques en sciences, langues vivantes, français, maths, histoire-géo…) ainsi que la répartition des heures entre LV1 et LV2 et l’utilisation des 2 h d’accompagnement fourre-tout.

Des étudiants qui remplacent les profs
Avec la réforme de la formation des enseignants, les étudiants qui préparent le CAPES ou l’agrégation se retrouveront seuls face aux classes pour une durée totale de 108 h (6 semaines) et pourront ainsi servir de bouche-trous ce qui permettra de diminuer considérablement le nombre de professeurs titulaires formés et qualifiés chargés d’assurer les remplacements.


Le projet Chatel, ce n’est pas un lycée plus juste et plus à l’écoute de chaque élève.
Le ministre veut supprimer 16 000 postes de profs à la rentrée.
Cette réforme n’est qu’un outil pour supprimer ces postes, en diminuant le nombre d’heures enseignées.


Les professeurs du lycée Saint-Sernin, syndiqués et non-syndiqués.

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nov 10

Les Président-e-s d’Université et Directeurs-Directrices d’IUT de la région parisienne, signataires de cette lettre publiée dans le journal Le Monde , souhaitent que le système qui a fait la renommée des IUT puisse perdurer au bénéfice des étudiants.

Créés en 1966, les IUT ont toujours porté haut et fort une volonté de professionnalisation et de lien avec le monde professionnel. Ils arborent avec fierté le « U » de « université » dans leur sigle et c’est une chance pour ces dernières de compter en leur sein des composantes aussi dynamiques et attractives.

L’appartenance des IUT à l’université signifie au moins deux choses :

  • Les enseignants-chercheurs des IUT associent étroitement leur enseignement et leur recherche.
  • Les étudiants des IUT peuvent poursuivre leurs études (s’ils ne souhaitent pas s’insérer à l’issue de leur cursus) dans les formations de l’université.

Ces deux atouts, associés à la professionnalisation poussée des études des filières technologiques, ont fait le succès des IUT et des universités où ils sont implantés.

Les signataires de cette lettre, président-e-s d’université et directeurs-directrices d’IUT de la région parisienne, souhaitent avant tout que ce système qui a fait la renommée de nos établissements puisse perdurer au bénéfice de nos étudiants.

Nous estimons qu’en région Ile-de-France, il est crucial de disposer d’une organisation universitaire capable de former et d’insérer les étudiants dans des filières technologiques courtes, adossées à la recherche tout en permettant à ces étudiants, s’ils le souhaitent, de poursuivre leurs études à l’université.

Les signataires s’engagent à tout mettre en œuvre pour maintenir la qualité des conditions de fonctionnement qui ont permis aux IUT d’accomplir leur mission avec le succès qui leur est reconnu.

Le nouveau cadre législatif s’il contraint à une réflexion sur les modalités de cette « autonomie » des IUT l’autorise dans le cadre d’un dialogue de gestion engageant la responsabilité de chacun.

  • Samir Allal, directeur IUT Mantes
  • Nelly Bensimon directrice, IUT Orsay
  • Vincent Berger, président Université Paris Diderot
  • Pascal Binczack, président Université Paris 8 Vincennes Saint-Denis
  • Simone Bonnafous, présidente Université Paris 12-Val de Marne
  • Joseph Cerrato, directeur IUT Villetaneuse
  • Guy Couarraze, président Université Paris Sud 11
  • Stéphane Deleplace, directeur IUT Vélizy
  • Paul Demaret, directeur IUT Evry
  • Sylvie Faucheux, présidente Université Versailles Saint Quentin
  • Dominique Gascon, directrice IUT Paris Descartes
  • Francis Godard, président Université Marne la Vallée
  • Jean-Marie Gourdon, directeur IUT Saint-Denis
  • Axel Kahn, président Université Paris Descartes
  • Lyes Kermad, directeur IUT Montreuil
  • Bernadette Madeuf, présidente Université Paris Ouest Nanterre La Défense
  • Jean-Gilles Mbianga, directeur IUT Sceaux
  • Souhil Megherbi, directeur IUT Cachan
  • Richard Messina, président Université Evry
  • Antoine Meter, directeur IUT Sénart-Fontainebleau
  • Françoise Moulin-Civil, Présidente Université Cergy-Pontoise
  • Jean-Loup Salzmann, président Université Paris 13 Nord
  • Gorgui Seye, directeur IUT Tremblay
  • Daniel Verba, directeur IUT Bobigny

Source : http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/11/10/les-iut-sont-une-chance-pour-l-universite-et-reciproquement_1265063_3224.html

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oct 09

La Maîtrise du Conservatoire à Rayonnement Régional de Toulouse entame sa quatrième année d’existence sous la direction de Mark Opstad.
Par un travail quasi quotidien, les enfants maîtrisiens qui suivent un cursus en horaires aménagés au Collège Michelet Annexe au Conservatoire, se trouvent immergés dans un monde musical riche et varié.

La Maîtrise du Conservatoire de Toulouse au festival Toulouse les Orgues

La Maîtrise du Conservatoire de Toulouse au festival Toulouse les Orgues


Comparativement à leurs études instrumentales menées en parallèle, les enfants acquièrent plus rapidement une technique importante qui leur permet l’interprétation de la plupart du répertoire choral.
Ils comprennent très vite la recherche de l’excellence, de rigueur et de rapidité avec un engagement profond et surtout que le but artistique du travail est au cœur du projet.
Le travail quotidien fournit des qualités musicales de haut niveau et développe la prise de conscience de jeune musicien.
Chez les jeunes maîtrisiens, la progression est plus rapide dans des conditions uniques d’apprentissage que chez les chanteurs adultes, dans l’assimilation à la fois du déchiffrage, des différents styles d’interprétation et des langues.
La formation dispensée développe chez les enfants d’autres qualités : confiance en soi (naturelle pour un enfant qui se produit régulièrement en public), concentration, rigueur, esprit d’équipe, rapidité de réflexion, capacités linguistiques.
La Maîtrise est une véritable école de vie où le respect et la personnalité de chacun contribuent à la richesse de tous.

Dans le cadre du Festival « Toulouse les Orgues« , la Maîtrise du Conservatoire de Toulouse sera en concert le Samedi 10 Octobre 2009 à 15 heures en l’Eglise de la Dalbade, avec au programme :
’Missa Brevis’ Les messes brèves de Delibes, Fauré, Caplet, Britten and Leighton
Orgue : William Whitehead.

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oct 01

Les personnels du collège Reynerie
1 rue de Kiev –BP 1136 -
31036 Toulouse Cedex
Toulouse le 24/09/09

Objet : fermeture du collège Reynerie : droit de réponse des personnels

Depuis la rentrée, plusieurs articles ou reportages dans les médias locaux (Dépêche du Midi, France 3…) ont abordé les conséquences de l’assouplissement de la carte scolaire pour les collèges « Ambition Réussite » et posé la question de la possible fermeture du collège Reynerie. En tant que personnels de ce collège, nous demandons un droit de réponse.

  • L’assouplissement de la carte scolaire est présenté comme une liberté de choix laissée aux familles. Or, il est évident que cette « liberté » a des limites, la première étant celle des capacités d’accueil des établissements les plus demandés, souvent situés en centre ville. A qui fera-t-on croire qu’ils accueilleront sans sélection tous les élèves qui en feront la demande ? Conséquences de cette situation : une sélection accrue dans les établissements de centre ville, une ghettoïsation des collèges des quartiers populaires et une saturation des établissements situés entre ces deux zones géographiques.
  • Sur la question des moyens supplémentaires accordés aux établissements situés en ZEP (Zone d’Education Prioritaire), Monsieur Baglan, Inspecteur d’Académie, déclare dans La Dépêche du Midi du 14 septembre : « Les collèges Ambition Réussite conservent des moyens identiques, malgré une moyenne descendue à 17 élèves par classe » ; même déclaration le lendemain sur France 3. Faut-il en conclure que l’Education Prioritaire coûterait trop cher ? Nous réaffirmons quant à nous la nécessité de « donner plus à ceux qui ont moins ». Dans les établissements « Ambition Réussite », les élèves sont majoritairement issus de catégories socioprofessionnelles défavorisées. La crise économique et sociale actuelle n’arrange rien… Dans ce contexte, l’égalité des chances, si tant est qu’elle soit réalisable, reste à construire. En revanche, en tant que personnels du service public d’Education Nationale, nous réaffirmons notre attachement à l’égalité d’un même droit à l’Education pour tous. A la Reynerie, comme au centre ville, nos objectifs sont les mêmes : enseigner, accompagner nos élèves dans la voie qu’ils choisissent et tout faire pour qu’ils réussissent.
  • La rumeur de fermeture du collège qui revient régulièrement est insupportable. Nous n’avons pas besoin de cette épée de Damoclès au-dessus de nos têtes ! Nous désapprouvons les déclarations de certains chefs d’établissement voisins du nôtre, qui se demandent « s’il n’y a pas un collège de trop dans cette zone ?» ! Nous ne tomberons pas dans le piège de la concurrence entre établissements. Nos élèves sont les mêmes ; nos objectifs aussi ! Nous travaillons avec les associations du quartier et de nombreux partenaires dans le cadre de projets reconduits chaque année (musique, sport, sciences, théâtre…). Des dispositifs d’aide et de suivi pour les élèves en grande difficulté existent depuis plusieurs années (LATI, DRI, DIMA…) ainsi que des parcours d’excellence. Tout ceci ne se construit pas sur une seule année scolaire. Nous avons besoin de temps, de confiance et de sérénité pour progresser avec nos élèves. Nous sommes fiers d’eux, de leur travail, de leur investissement et de leurs résultats (72,7% de réussite au Brevet en juin dernier, 20% de plus qu’en 2007). Comme eux, nous sommes attachés au collège Reynerie et à ses valeurs, heureux de les y retrouver chaque jour et d’y croiser souvent des anciens qui reviennent nous voir ! Nombreux sont ceux qui réussissent dans leurs projets, aussi divers soient-ils.
  • Enfin, que deviendra le quartier de la Reynerie si on le prive peu à peu de tout ce qui crée du lien social ? Ses habitants ont besoin, comme nous tous, d’enseignants, d’éducateurs, d’animateurs, d’une vie associative, sociale et culturelle riche d’échanges et de rencontres et d’une présence de tous les services publics. M. Baglan affirme que ce sont les parents qui veulent fermer le collège. Nous pensons quant à nous que si cette volonté existe, elle émane de nos responsables politiques qui réduisent de plus en plus l’acte d’enseigner à des notions de gestion, de coûts, voire de rentabilité !

Nous demandons aux destinataires de cette lettre de la diffuser en tant que droit de réponse et sollicitons la venue de M. Baglan dans notre établissement pour avoir des réponses claires concernant l’avenir du collège.

Les personnels du collège Reynerie

Courrier adressé aux médias ; aux représentants de notre ministre dans l’Académie (Recteur et IA) et aux chefs d’établissements voisins du nôtre ; aux représentants des collectivités territoriales (Conseil Général et municipalité) ; à nos collègues de Bellefontaine, Stendhal, Georges Sand et Lalande, ainsi qu’aux écoles primaires du quartier ; aux parents d’élèves, aux syndicats enseignants, aux associations et partenaires de tous nos projets…

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juil 22

Un appel à la libération de Clotilde Reiss, la jeune Française détenue en Iran depuis le 1er juillet, a été lancé par une cinquantaine d’universitaires spécialistes de l’Iran ou du monde persan, selon Le Figaro qui publie le texte mercredi.

Les signataires «étudiants, doctorants et professeurs familiers de l’Iran» expriment leur profonde inquiétude suite à l’arrestation de Clotilde Reiss, leur «amie et collègue détenue depuis le 1er juillet à la prison d’Evin (Téhéran)», et appellent à sa «libération».

Clotilde Reiss a consacré l’entièreté de son parcours académique à l’étude de la langue persane et de la culture iranienne, c’est la raison pour laquelle elle a accepté – quoi de plus banal – le poste de lectrice que lui avait proposé l’université d’Ispahan.
Emprisonner une étudiante parce qu’elle cherche à comprendre l’Iran et la culture iranienne est absurde et va à l’encontre de l’entente mutuelle, du respect des peuples et de la paix.

Le partage des connaissances, au-delà des frontières nationales, constitue un processus fondamental dans l’élaboration du savoir. La mobilité des étudiants et des chercheurs est garante de cette logique intellectuelle basée sur la découverte de l’autre. La coopération scientifique à un niveau international doit dès lors transcender les clivages et les crises politiques afin de répondre à cette nécessité d’échange culturel et scientifique.

Nous nous réjouissons qu’actuellement près de 2000 étudiants iraniens aient choisi la France pour poursuivre leurs études et leurs recherches dans tous les domaines, y compris en sciences sociales. Trop rares sont au contraire les étudiants et universitaires français ou non iraniens qui s’intéressent à l’Iran du passé et du présent ; le risque est de voir le pays pâtir d’une méconnaissance qui est source d’incompréhensions néfastes et de propos simplificateurs.

Nous tenons dès lors à souligner combien il est important que des étudiants et chercheurs puissent mener des études de terrain en Iran. Leur présence constitue la garantie de connaissances et de relations interculturelles solides, bénéfiques aussi bien pour le pays d’accueil que pour le pays d’origine des chercheurs. Les universitaires font un travail somme toute ordinaire mais cependant essentiel, en cherchant à connaître les cultures et les sociétés du monde.

Nous, étudiants, doctorants, chercheurs et professeurs familiers de l’Iran, tenons à exprimer notre profonde inquiétude suite à l’arrestation de Clotilde Reiss, notre amie et collègue, détenue depuis le 1er juillet 2009 à la prison d’Evin (Téhéran). Clotilde a consacré l’entièreté de son parcours académique à l’étude de la langue persane et de la culture iranienne. Son travail l’a donc naturellement amenée à séjourner en Iran afin d’y effectuer les indispensables recherches de terrain. Après avoir soutenu son mémoire de Master portant sur l’enseignement primaire de l’histoire-géographie en Iran, elle a accepté – quoi de plus banal ? – le poste de lectrice de français que lui avait proposé l’Université d’Ispahan. Emprisonner une étudiante parce qu’elle cherche à comprendre l’Iran et la culture iranienne est absurde et va à l’encontre de l’entente mutuelle, du respect des peuples et de la paix. Pour toutes ces raisons, nous appelons vivement à la libération de Clotilde Reiss.

Le texte intégral de l’appel et la liste complète des signataires se trouvent sur le site : http://soutienaclotilde.wordpress.com/

Parmi les signataires, on trouve les noms de Pierre Briant, professeur au Collège de France, Yann Richard, professeur à l’université de Paris III ou Bernard Hourcade chercheur au CNRS….

Ajoutez votre signature à cet appel en envoyant un e-mail à soutienaclotilde.signature@gmail.com en précisant votre nom complet en objet.

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